Rentrée : Macron désorganise l’Ecole

Signe avant coureur ? Les trois quarts des communes de La Réunion ont été contraintes de repousser de quatre jours la rentrée scolaire prévue dans ce département le 18 aout. La cause de ce report soudain ? L’annonce par le préfet de la suppression de centaines de contrats aidés dans l’île, conséquence directe de la politique de Murielle Pénicaud, ministre du travail. Pour l’association des maires de La Réunion, le manque de personnels ne permettait pas d’assurer la sécurité des élèves…

Aux coupes budgétaires annoncées en juillet (81 millions d’euros, alors même que le nombre d’élèves scolarisés est en hausse), s’est ajoutée au mois d’aout l’annonce de la suppression de 20 000 postes de contrats aidés dans l’éducation nationale. Près d’un tiers des CUI-CAE ne seront pas reconduits en septembre.

Au delà des chiffres, ce sont des réalités humaines et professionnelles que la politique d’austérité du gouvernement met en cause. Personnels administratifs, accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), les contrats dits aidés participent du bon fonctionnement des établissements et remplissent des missions indispensables aux élèves. Au chômage, vers lequel sont précipités les 20 000 personnes non reconduites à leurs postes, à la surcharge de travail pour les personnels restants, va s’ajouter la désorganisation quotidienne des écoles, collèges et lycées du pays. Moins de personnels d’accueil (en plein plan Vigipirate…); un service plus long, source de stress et de fatigue, aux cantines; des encadrements plus lâches sur les temps périscolaires.

En particulier, la décision gouvernementale place dans une insupportable incertitude des milliers d’élèves handicapés. Pourront-ils bénéficier de l’accompagnement nécessaire à leur scolarisation alors même que les postes d’AESH sont déjà en nombre insuffisant pour faire face aux besoins ? On imagine l’angoisse des familles, à quelques jours de la rentrée, alors qu’il est fort à craindre que beaucoup d’entre elles soient abandonnés par un pouvoir qui a fait de la « baisse des dépenses » sa priorité.

La rue de Grenelle est en effet devenue une succursale de Bercy. Tandis que le désordre s’installe, le ministre de l’éducation nationale poursuit sa tournée de rentrée « en musique », c’est à dire au son du pipeau. Le candidat Macron ne s’était-il pas engagé à « donner accès à un(e) auxiliaire de vie scolaire (AVS) à tous les enfants en situation de handicap qui en ont besoin pour avoir une scolarité comme les autres » ? Les belles paroles se sont déjà envolées.  Tout cela pour quoi ? Financer la baisse de l’ISF, obéir aux injonctions de Bruxelles. Avec Macron le chaos des financiers l’emportera toujours sur l’intérêt général.

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