En plein été, l’Ecole sous les coups de l’austérité

Pour financer la baisse de l’ISF et revenir à un déficit inférieur à 3% du PIB dès l’année prochaine, le gouvernement a décidé de réaliser 4,5 milliards d’euros de coupes budgétaires en 2017. Nous en découvrons aujourd’hui le détail. L’Ecole n’est pas épargnée.

Première étape : le gel du point d’indice des personnels de l’éducation nationale. La mesure, particulièrement injuste après six années de baisse du pouvoir d’achat, est aussi grave de conséquences. Son annonce intervient en effet au moment où l’on apprends qu’une nouvelle fois, les concours de recrutements de l’enseignement laissent vacants plusieurs centaines de postes. Pour cause, le métier n’attire plus des étudiants qui, après cinq années d’études universitaires, peuvent espérer commencer une carrière à… 1,3 SMIC. L’urgence est donc de mener une politique inverse : une revalorisation immédiate du salaire des professeurs, comme le demande d’ailleurs les syndicats enseignants.

Mais qu’importe les difficultés à recruter. Le gouvernement pourrait rapidement envisager de supprimer des emplois enseignants. C’est en tout cas ce que préconise un récent audit de la Cour des Comptes. D’ailleurs, à ce stade, les annonces du ministre Blanquer concernant la diminution du nombre d’élèves par classe en REP+ sont permises par des redéploiements de postes et ne s’accompagnent pas de créations financées par le nouvel exécutif.

Mais au delà du salaire et des postes enseignants, variables d’ajustement habituelles des politiques libérales, c’est aux élèves que le gouvernement s’attaque. Le décret du Premier ministre publié aujourd’hui détaille les coupes affectant l’enseignement scolaire. Leur montant cumulé est de 81 millions d’euros – et non de 75 millions comme annoncé par Gérald Darmanin.

Il en coute de satisfaire à la fois les plus gros patrimoines et Bruxelles. Alors même que  50 000 collégiens et lycéens supplémentaires sont attendus l’année prochaine, le second degré se voit retirer 19 millions d’euros. Pour le premier degré, les écoles devront faire avec 7 millions de moins. L’enseignement technique agricole devra renoncer à 6,5 millions et les fonds alloués à la « Vie de l’élève » sont réduits de 8 millions d’euros.

Le Président de la République a choisi. Au prix de la dégradation des conditions d’apprentissage des élèves et des conditions de travail des professeurs, il satisfait son étroite base sociale et soumet le peuple au carcan des traités européens. Il prolonge une politique inefficace sur le plan économique et contraire aux intérêts d’une population qui grandit et dont les besoins sont plus importants. Avec la France insoumise, nous proposons une alternative. Pour le pays et son Ecole. Rejoignez-nous.

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